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Morane-Saulnier MS-733 Alcyon PDF Imprimer Envoyer
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Écrit par Eric Jamier   
Jeudi, 18 Septembre 2008 16:19

UN VENT DE MODERNITE


Le développement du Morane-Saulnier MS-733 Alcyon, en 1949, répondait à un marché d'Etat, concernant un avion d'entraînement destiné à l'armée de l'Air et à l'Aéronautique navale.


Le premier prototype prit l'air en août 1949, sous la dénomination de MS-730-01. Cependant, la motorisation de 180 CV ne satisfaisait pas aux exigences des autorités militaires.

 

Ainsi, en novembre de la même année, un nouveau prototype apparut sous la désignation de MS-731, avec un moteur Argus de 240 CV.


En 1951, un prototype intermédiaire, dénommé MS-732 fut testé avec le propulseur Potez 6D de 240 CV également et, qui allait être adopté définitivement sur la machine, à l'image du nouveau train d'atterrissage escamotable.

 

Le 16 avril 1951, le MS-733 s'envolait, présidant à la destinée des 200 unités de série qui allaient suivre. Au cœur de cette production, 155 exemplaires rejoignirent les rangs de l'armée de l'Air, 40 ceux de l'Aéronavale, tandis qu'une quinzaine furent exportés au Cambodge, grâce au faible coût à l'achat de l'avion.


Cet avion, à l'allure assoupie connut alors une double carrière : l'armée et l'aviation civile. D'une part, le MS-733 remporta un franc succès comme avion-école militaire, grâce à ses facultés formatrices.
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Prototype du MS-733 à hélice bipale
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Lithographie extraite de la plaquette publicitaire de l'avion
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Autre vue du prototype de l'Alcyon
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«  Cet avion à l'allure assoupie

connut une double carrière :

l'armée et l'aviation civile. »

DE LA GUERRE D'ALGERIE A AIR FRANCE


L'avion permettait de passer les figures de base en voltige et, une version armée apparue en 1956, dotée de mitrailleuses et de bombes anti-personnel, en perspective de missions anti-guérilla. Perspective qui se matérialisa au travers de la guerre d'Algérie, à laquelle les Alcyon prirent part activement. En outre, plusieurs unités furent vendues au Maroc, à l'issue du conflit.


D'autre part, le Service de la Formation Aéronautique (SFA) acquit aussi des MS-733, qui servirent à la formation de centaines de pilotes qui se destinaient aux carrières de l'aviation civile. Air France loua notamment à l'Etat cinq appareils, afin d'assurer la formation de copilote à ses navigateurs et radio-navigants, en remplacement des biplans Stampe, d'avant-guerre.


Largement équipé en instruments de radionavigation, les MS-733 civils permirent d'homogénéiser la formation, qui jusqu'alors était assurée sur bimoteur, en réalisant de surcroît une économie substantielle sur le prix de l'heure de vol. Des écoles privées l'exploitèrent également, à l'image de l'IAAG.


L'avion triplace, surnommé le "péril jaune" dans l'armée, répondit dans les années 1970 à une étude du SFA, qui envisageait à cette époque de remplacer le moteur en ligne Potez par un propulseur de 350 CV, ce qui aurait comblé son manque de puissance au décollage.


De nos jours, le MS-733 est considéré comme un "petit chasseur" dans l'univers des collectionneurs.

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MS-733 à Challes-les-Eaux en 1966
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Alcyon dans le parc du CIALAA 320 à Clermont-Ferrand
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MS-733 sur le terrain de Biarritz en 1962
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Arrivée du MS-733 du musée
sur l'ancien aérodrome d'Angers-Avrillé

L'ANECDOTE :


Pour obtenir des machines aussi sûres qu'authentiques, les restaurations d'avions anciens sont bien souvent fastidieuses. Aussi, les bénévoles qui orchestrent ces réfections ont passé presque six mois à poncer le fuselage de l'avion, au centimètre carré près, ce qui fait aujourd'hui de l'appareil, une véritable pièce d'orfèvrerie.

 

Le MS-733 Alcyon, nom de baptême donné par l'armée, se présentait comme un monoplan à ailes basses, dont l'emplanture rejoignait le plan central.

 

Conçut tout en métal, l'avion recevait un moteur en ligne Potez 6D30 de 240 CV, dont les capotages venaient recouvrir la cloison pare-feu du fuselage.


Le cockpit bénéficiait d'une large visibilité, nécessaire pour un avion-école, grâce à la verrière, d'une pièce et coulissante. E

 

lle abritait trois places dans lesquelles se logeaient les parachutes-sièges ; le siège arrière était, paraît-il, particulièrement ventilé, à tel point qu'à l'époque, une couverture était chaudement recommandée au passager...


L'hélice tripale Hartzell - modification faite par le SFA - possédait un changement de pas hydraulique, en remplacement de la Ratier bipale du prototype.

 

Le train d'atterrissage était escamotable vers l'extrémité des ailes. Enfin, l'instrumentation était complète, avec tous les équipements IFR, deux VOR-ILS, un ADF, deux VHF, un horizon artificiel et un gyroscope directionnel.

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Transfert du MS-733 du musée,
de l'ancien vers le nouvel aéroport d'Angers
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CARACTERISTIQUES :

Envergure : 11,28 m.

Longueur : 9,32 m.

Masse totale : 1 670 kg

Motorisation :

1 Potez 6D30,

6 cylindres en ligne, de 240 CV

Vitesse de croisière : 260 km/h.

Plafond absolu : 4 800 m.
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L'avion en vol près de l'aéroport d'Angers-Marcé
(cliché M.Combaud)
Mise à jour le Mercredi, 10 Février 2010 16:59
 

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