| 
Potez type 60 PDF Imprimer Envoyer
Note des utilisateurs: / 7
MauvaisTrès bien 
Écrit par Eric Jamier   
Mercredi, 17 Septembre 2008 17:31

LES AILES DE L'AVIATION POPULAIRE


Au milieu des années 1930, le Front populaire instaura en France une « Aviation populaire. Son but était de démocratiser l'apprentissage du pilotage des avions légers chez les jeunes, afin de fournir ensuite davantage de navigants à l'aviation militaire. Parallèlement, la Société Henry Potez, qui produisit de nombreux avions dès la Première Guerre mondiale, tenait à exercer sur le développement de l'aviation légère, la même influence qu'elle dicta sur sa naissance, en lançant le Potez 36, précurseur de l'aviation de loisir.


Bâtit sur la simplicité de conception, la solidité, en cherchant à être aussi bon marché que possible, le Potez 60 vit le jour en 1934.


L'avion connut vite le succès, d'abord parce qu'il répondait à une commande d'état, son prix était abordable, mais aussi grâce à ses qualités de biplace d'entraînement en double-commande.


L'Aviation populaire ne connut pas le succès escompté et, la guerre assombrissant un climat aéronautique déjà chancelant à l'époque, la production s'interrompit. Elle reprit à la fin des hostilités, contribuant à repeupler le parc des avions légers français.

 

potez_600.jpg
t
Potez type 600 utilisé par le Front Populaire
au profit de l'armée de l'Air
potez_jaune.jpg
t
Le Potez type 60 du Musée Régional de l'Air
sous ses anciennes couleurs (jaune et noir)
«  La Société Potez tenait à exercer sur
t
l'aviation de loisir, la même influence
t
qu'elle dicta sur sa naissance. »

 

FAIT DE BOIS ET DE TOILE


Entièrement construit en bois, le Potez 60 était conçut pour l'école de début, l'entraînement et les loisirs. La « sauterelle », comme le type 60 était familièrement baptisé, bénéficiait de la robustesse des constructions Potez et, il ne souffrait d'aucun entretien majeur. Le train d'atterrissage à voie large était prêt à encaisser bien des avaries, tels que les gestes imprécis des élèves-pilotes.


Comme la plupart des biplaces d'école de l'époque, l'élève « commandant de bord » se tenait à l'arrière, afin de l'accoutumer à sa future place en solo, sur avion à train classique ; l'instructeur était à l'avant, avec le minimum d'instruments. Ne disposant pas de la radio à bord, la communication s'établissait à l'aide de gestes, ou au travers d'un cornet acoustique sonnant directement dans le serre-tête de l'intéressé !


Il ne reste qu'une poignée de ces avions, témoignant de l'époque de l'Aviation populaire, pour certains en état de vol, tel que l'exemplaire présenté ; il fut reconstruit par un amateur à partir d'éléments de Potez 60.

 

 

avion2.jpg
t
Paul Genest et une partie de l'équipe
qui participa à la restauration de l'avion

 

 

avion3.jpg

Le Potez type 60 en vol
au-dessus de l'ancien aérodrome d'Angers-Avrillé
potez2.jpg
t
Planche de bord arrière du Potez type 60
L'ANECDOTE :

D'après la réclame de son constructeur, le Potez 60 était « à la portée de tous ». En pratique, la réalité devait être bien différente, comme en témoignent les expériences des pilotes actuels de cette machine. La position des ailerons, très rapprochée de l'axe de symétrie de l'avion, dénotait d'un manque d'efficacité notoire ! De quoi donner quelques sueurs froides aux pilotes débutants de l'époque... En outre, bon nombre de Potez 60 eurent les ailes coupées, afin d'enseigner la mise en position horizontale de l'avion, au décollage, sans risque de s'envoler.

L'aile du Potez 60, rectangulaire à extrémités trapézoïdales, mesurait exactement 10 mètres. Composée de deux longerons, avec nervures en bois, elle était coffrée jusqu'au premier longeron, le reste étant entoilé. Les ailerons étaient longs et placés sur la partie rectangulaire de l'aile.


La partie fixe des empennages était coffrée et les gouvernes étaient entoilées ; on remarque que les câbles de commande de celles-ci longeaient le fuselage, par l'extérieur.


Le fuselage, entièrement en bois, possédait un revêtement travaillant en contre-plaqué d'okoumé. Il comportait deux postes d'équipage en conduite torpédo, la place du pilote tant située à l'arrière, en raison du centrage pour les vols en solo - comme sur beaucoup d'avions à train classique.


Le bâti moteur en tubes soudés supportait à l'origine un propuleur en étoile tricylindre Potez-Anzani 3b, d'une puissance de 60 à 70 CV.

CARACTERISTIQUES :

Envergure : 10,00 m.

Longueur : 6,97 m.

Masse totale : 547 kg

Motorisation (originale) :

1 Potez-Anzani 3b,

3 cylindres en étoile, de 60/70 CV

Vitesse maximale : 145 km/h.

Plafond absolu : 3 500 m.
Mise à jour le Mercredi, 10 Février 2010 17:09
 

QRCode de cette page

Visiteurs depuis Février 2009

mod_vvisit_countermod_vvisit_countermod_vvisit_countermod_vvisit_countermod_vvisit_countermod_vvisit_countermod_vvisit_counter
mod_vvisit_counterAujourd'hui236
mod_vvisit_counterCe mois12508